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"Un bon conseil coûte moins cher qu'une mauvaise décision"


Pourquoi cette phrase change tout !

 

Beaucoup de dirigeants voient le conseil comme une dépense évitable, car elle représente une dépense "en plus" que l'on repousse dès que le budget se tend. C'est une "erreur" de perspective courante : on compare spontanément le prix du conseil, à l'option "je me débrouille seul, ça ne me coûtera rien de plus."

Mais la vraie question n'est pas celle-là.

Elle est ailleurs : combien coûte une mauvaise décision ?

Une décision mal préparée, c'est : 

1/ Du temps perdu. Une décision qui ne fonctionne pas demande du temps pour la corriger. C'est très chronophage.

2/ De l'argent engagé. Un recrutement raté coûte en moyenne jusqu'à 15000€ par salarié ! Faites le calcul. 

3/ Des opportunités manquées. Si votre organisation s'enlise ou patine, la concurrence avance, parfois très vite.

Des exemples qui coûtent cher


1- L'exemple concret du recrutement raté

 

Une entreprise recrute en urgence un directeur commercial, sans process de sélection structuré, sans validation externe du profil, pressée par un poste vacant depuis plusieurs mois.

 

Le candidat séduit en entretien, mais son expérience réelle ne correspond pas aux enjeux du poste et sa méthode de management ne s'accorde pas avec la culture de l'équipe en place.

Six mois plus tard, le constat est sans appel : les objectifs commerciaux ne sont pas atteints, deux collaborateurs clés de l'équipe démissionnent, et l'entreprise doit se séparer du directeur récemment embauché.

 

Au bilan : le salaire versé pendant six mois, l'indemnité de rupture, les coûts de recrutement à refaire depuis zéro, le chiffre d'affaires non réalisé pendant la période, et le temps qu'il faudra pour reconstituer une équipe commerciale stable et remotivée.

 

Sur ce type de poste, la facture totale d'un recrutement raté dépasse fréquemment plusieurs dizaines de milliers d'euros — sans compter le coût, plus difficile à chiffrer, de la perte de confiance en interne.

Un accompagnement en amont — définition précise du profil recherché, grille d'évaluation objective, validation des compétences réellement nécessaires au poste — aurait permis d'écarter ce candidat avant l'embauche, ou de sécuriser un choix différent.

 

Le coût de cet accompagnement ? Une fraction de ce qu'a coûté l'échec.


2- L'exemple concret de l'absence de process structuré

 

Une PME en forte croissance voit ses effectifs doubler en deux ans. Mais l'organisation, elle, n'a pas suivi : chaque commande client est traitée un peu différemment selon la personne qui s'en occupe, les validations internes se font par échanges informels, et les informations clés circulent au coup par coup, souvent de tête ou par mails dispersés.

Tant que l'équipe était réduite, cette absence de process ne se voyait pas car chacun compensait par la connaissance directe des dossiers. Néanmoins, avec la croissance, les failles apparaissent : une commande mal transmise génère un retard de livraison et un client mécontent ; un nouvel arrivant met des semaines à devenir autonome faute de procédure écrite ; un salarié clé quitte l'entreprise et emporte avec lui des pans entiers de savoir-faire non documentés ; deux services travaillent en doublon sur le même dossier sans le savoir.

Au bilan, les coûts s'accumulent silencieusement : des heures de travail perdues en re-traitement d'erreurs évitables, des clients qui partent à la concurrence après un incident mal géré, un temps de formation des nouveaux salariés anormalement long, et une dépendance excessive à quelques personnes "qui savent" — avec le risque, à chaque départ, de perdre une partie du fonctionnement de l'entreprise.

 

Ce type de désorganisation, invisible dans les comptes, peut représenter plusieurs points de marge perdus chaque année, sans qu'aucune ligne budgétaire ne le désigne clairement.

 

Un accompagnement en amont aurait permis de réaliser une cartographie des processus clés, une formalisation des règles de fonctionnement, une mise en place d'outils de suivi partagés. Cela offre l'opportunité de fiabiliser l'organisation avant que la croissance ne révèle quelques failles au prix fort.

 

Le coût de cet accompagnement ? Une fraction de ce que coûte, année après année, le désordre non traité.

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